Retour du vaccin Case-Bac

 

*** NOUVELLE ***

Les producteurs ovins du Québec ont de nouveau la possibilité de vacciner leur troupeau contre la lymphadénite caséuse avec le retour du vaccin « Case-Bac ». C’est une maladie fort répandue en élevage. Elle se caractérise par la présence d’abcès aux ganglions lymphatiques tant externes qu’internes. Une étude de la Faculté de médecine vétérinaire en 2000-2001 a démontré sa présence dans la presque totalité des troupeaux étudiés (cf. Rapport du projet sur l’évaluation du statut sanitaire des troupeaux ovins du Bas-St-Laurent et de l’Estrie, nov. 1999 à 2001, Denise Bélanger et collaborateurs). Cette condition est associée également à une importante source de confiscation des carcasses d’ovins adultes aux abattoirs. Elle est une source non négligeable de pertes de revenus pour les éleveurs de sujets de reproduction. Elle a déjà été associée au « syndrome de la brebis maigre », même si cette affirmation est remise en question, il est évident qu’un animal présentant des abcès en grande quantité au niveau de ses organes internes peut mettre sa vie en danger et diminuer ses performances.

Prévention de base : éviter tout transfert du microbe responsable de la maladie entre les animaux, particulièrement durant la tonte par des blessures contaminées par des lames souillées, des injections avec du matériel contaminé, la contamination du milieu par des abcès qui laissent échapper leur matériel purulent, etc. Le lavage et la désinfection des bergeries aident également en diminuant la pression d’infection puisque cette mycobactérie résiste plusieurs mois sur les structures en bois par exemple. Isoler les animaux atteints, éviter de lancer les abcès puisque cette intervention favorise la dissémination de l’agent responsable aux organes internes. Les blessures que les béliers s’infligent plus fréquemment que les brebis, par des batailles entre autres, font en sorte qu’ils sont parmi les sujets les plus touchés.

Prévention par la vaccination : deux vaccins sont présentement homologués au Canada soit le « Case-Bac » et le « Caseus DT ». Présentement, nous ne disposons que du premier. Le second avait l’avantage d’être combiné au vaccin contre le tétanos et l’entérotoxémie. On peut par contre assurer la même protection en vaccinant également avec le « Tasvax 8 ». Comme dans tout protocole de vaccination, il faut bien suivre les recommandations du fabricant. Dû au fait que le vaccin a été en rupture de stock pendant plusieurs mois, il faudra repartir à zéro la vaccination de tout animal dont le rappel n’a pas été fait dans les délais prescrits (annuel ou trois semaines après la première vaccination de la vie de l’animal). Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire praticien.

Conclusion : la vaccination contre la lymphadénite caséeuse, le tétanos et l’entérotoxémie fait partie de la régie de base à conseiller aux éleveurs ovins. Cette intervention est relativement peu dispendieuse. De plus, en vaccinant les brebis quelques semaines avant leur mise bas, on s’assure que les agneaux seront protégés quelques mois via le colostrum que leur aura fourni leur mère.